Liste des récits
   
  La guerre franco-allemande (1870-1871) oppose la France à la Prusse
alliée aux états allemands (Bavière, Saxe, Wurtemberg, etc.).
   
 

Elle a pour causes l'inquiétude provoquée en France par la puissance acquise
par la Prusse après sa victoire sur l'Autriche-Hongrie en 1866 à SADOVA
et la volonté de Bismarck d'unifier l'Allemagne sous l'hégémonie de la Prusse.
La déclaration de guerre par la France le 19 juillet 1870, a pour causes immédiates l'offre de la couronne d'Espagne au prince Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen et la publication par Bismarck de la "dépêche d'EMS". Napoléon III espère d'ailleurs qu'une guerre victorieuse lui vaudra une nouvelle popularité.

L'Etat-Major se croit prêt (le maréchal Leboeuf a dit :
"Il ne manque pas un bouton de guêtre").
En fait, la France n'a plus d'alliance,
les interventions militaires à l'extérieur de 1854 à 1867 (Crimée, Chine, Cochinchine, Mexique, Algérie) ne lui permettent de disposer que de 250.000 hommes dans l'immédiat et le commandement français manque d'initiative, alors que l'armée prussienne dispose de 800.000 combattants, d'une excellente artillerie et des qualités remarquables d'administrateur et d'organisation du Maréchal von Moltke.

L'armée du Maréchal Mac-Mahon battue à Wissenbourg et Froeschwiller
(4 et 6 août) se replie sur Châlons.
Le Maréchal Bazaine commandant l'armée
du Rhin, défait à Borny, Rezonville, Gravelotte et Saint Privat (16-18 août) se laisse investir dans Metz. L'armée de secours, sous les ordres de Mac-Mahon,
est arrêtée à Beaumont et se replie avec l'Empereur sur Sedan où elle est assiégée. Napoléon III malade et découragé signe le 2 septembre 1870 la capitulation
qui fait prisonnier avec lui 80.000 hommes.

L'Empereur est déchu et la République proclamée le 4 septembre.
Le Général Trochu préside le gouvernement. Jules Fabre, ministre des affaires étrangères, tente vainement d'obtenir de Bismarck des conditions de paix acceptables
à l'entrevue de Ferrières le 15 septembre. Paris est investi le 19 septembre.

Gambetta organise la résistance. Il quitte Paris en ballon le 7 octobre et rejoint Tours. Il reconstitue trois armées (Nord, Loire et Est). C'est à ce moment (27 octobre) que Bazaine capitule à Metz libérant les armées allemandes.

En décembre, sur la Loire, le Général Chanzy est défait et se replie derrière
la Mayenne.
En janvier, au nord le Général Faidherbe après les batailles de Bapaume et Saint-Quentin bat en retraite dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais.
A l'est, Bourbaki échoue à Héricourt et Montbéliard et se réfugie en Suisse le 1er février 1871. La garnison de Belfort commandée par le Colonel Denfert-Rochereau résiste héroïquement.

Paris, affamé, épuisé, bombardé, après l'échec de la sortie de Buzenval se rend le 28 janvier 1871.

Le traité de paix est signé à Francfort le 10 mai 1871. La France abandonne l'Alsace, la partie nord-est de la Lorraine et est condamnée à verser une contribution de guerre de 5 milliards de francs or.

Les vainqueurs occupent certains départements frontaliers qui seront libérés dès 1873 après paiement anticipé de l'indemnité grâce aux deux emprunts réalisés
sous le gouvernement de M.Thiers.

L'après-guerre, sous le gouvernement THIERS (1871 - 1873),
est marquée par une terrible insurrection : la Commune.
Le peuple de Paris, désespéré par la misère résultant du siège et
des nouvelles lois qui l'accablent, se fédèrent avec de nombreux bataillons
de la Garde Nationale puis avec les troupes de Paris.
Ils forment le 26 mars 1871 le Conseil de la Commune de Paris.
Le gouvernement se retire à Versailles où siège l'Assemblée et,
à l'aide d'une armée formée avec les prisonniers revenus d'Allemagne, commence le siège de la capitale. Les combats sont sanglants et la ville
est bombardée. Le 21 mai 1871, les Versaillais pénètrent dans Paris
et livrent de furieuses batailles pendant "la semaine sanglante".
La répression se poursuit pendant de longs mois, conseils de gerre, condamnations à mort, déportations des fédérés.